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La Baume de Savoye / La Grotte des Résistants

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Grands traits de la résistance à VINS-SUR-CARAMI

La population française sort assommée, des évènements de mai/juin 1940. La population varoise qui, dans un premier temps, échappa aux inconvénients du conflit, est plutôt soulagée et préfère s'occuper de ses problèmes quotidiens.

Mais la stupeur passée, des hommes prennent conscience de l'asservissement dans lequel sombre progressivement la France; dans le Var, comme partout, ils vont décider de réagir, de résister. Ils vont s'assiocer, constituer des réseaux. La présence italienne, puis allemande va stimuler à aller encore plus loin. Ce n'est plus la zone occupée qu'il faut libérer, c'est la France toute entière.

Petit à petit, des mouvements de résistance maillent l'ensemble du département. Dés 1942, Jean FERRARI et Marius BRUNET organisent la résistance à Brignoles et dans les villages environnants. Avec ses mineurs, ses viticulteurs ou agriculteurs, Vins est un excellent terreau pour le développement de la Résistance. Celle-ci se fera connaître d'abord par des tracts, puis des manifestations patriotiques, le 14 juillet ou le 11 novemebre en particulier, et enfin, par des sabotages dans les mines de bauxite.

Mais il faut aller plus loin : il faut prévoir le débarquement des alliés, il faut être prêt à les aider militairement et il faut être prêt à administrer les communes libérées. FERRARI ayant contacté DUCRET Joseph , l'AS ( l'Armée Secrète), est structurée pour le secteur de Brignoles et c'est ARNAUD Marceau qui est responsable de l'équipe de Vins. Le problème crucial à résoudre est celui de l'armement du maquis. Il faut prévoir des parachutages d'armes et de munitions et il faut les organiser. Pour ce faire, on a créé à Londres la S.A.P. (Section Atterrissage et Parachutage) dont la responsabilité pour le Var est confiée au Commandant BERTHE. Le sud du département étant trop surveillé par les allemands, les parachutages ne seront possibles que dans le centre et dans le nord. Le Commandant BERTHE confie à FERRARI la recherche de terrains propices et la formation d'équipes chargées du balisage et de la récuparation du matériel.
 

 
C'est ainsi qu'en juin 1943, ARNAUD Marceau forme une équipe et balise un terrain aux Plaines de Vins homologué sous le nom de " vermicel". Les parachutages contrôlés par SAP commencent en janvier 1944. En avril ont lieu les premiers parachutages dans l'aire brignolaise et dans la nuit du 27 au 28 mai, quinze conteneurs et dix paquets sont largués sur le plateau du Défends près de Cabasse. La nuit suivante, un second parachutage de quinze conteneurs et dix paquets a lieu sur le terrain VERMICEL. L'équipe de Vins récupère armes, munitions et matériel divers et le transporte à dos d'homme ou en le trainant, sans lumière, à 600 mètres de là, dans la grotte de la BAUME DE SAVOYE.

 

 

Le 6 juin 1944 a lieu le débarquement de Normandie et, ici, on attend celui de Provence.

Le 8 juin, la B.B.C. diffuse le message" goûtons si le vin est bon" qui annonce l'imminence du débarquement. Le terrain VERMICEL ayant été pressenti pour recevoir planeurs et parachutistes, il faut le préparer. Les résistants de Vins, conduits par ARNAUD Marceau et aidés par LOGIACCO Dominique qui dirigait une équipe de Malgaches et qu'assistaient des espagnols, dégagent et amènagent une large piste d'un kilomètre de long. Ce travail dut se faire de nuit pour ne pas éveiller les soupçons, ce qui le compliqua considérablement.

Les armes sont sorties de la grotte et sont distribuées aux résistants vinsois. Ceux-ci vont être rejoints par une solide équipe venue de Cabasse et dont les chefs étainent CAVALLINI et PEDRASSI. Tous montent la garde et s'apprètent à accueillir les parachutistes et les planeurs.

Très vite, il se révéla que c'était une fausse alerte. Les armes des Vinsois et celles des Cabassois sont à nouveau entreposées dans la grotte de Vins et sont laissées à la garde de LOGIACCO Dominique et SYLVAIN Jean-Baptiste. Malgré les précautions prises, les Allemands et leurs collaborateurs français connaissent l'existence des parachutages et ce d'autant mieux , que l'un d'eux s'était fait par erreur au centre de Brignoles. Aussi les perquisitions et les représailles sont-elles de plus en plus actives. Dans ces conditions, on décide de vider la grotte de Vins et les armes sont entreposées dans les mines de Gragère à Cabasse puis dans celle d'Engarden à la Celle et enfin à la Baume Nord à Mazaugues. L'opération est terminée le 16 juillet. Plus tard, ces armes permettront d'équiper les maquis locaux et les aideront dans leur combat pour la libération.

 


 Mais Vins va malheureusement entrer dans le triste martyrologue Varois. Traquant les résistants et recherchant les caches d'armes, les allemands mettent la main sur quatre membres de la S.A.P. de Brignoles : MOZZONE Jean et ses deux fils Eugène et Louis, et LINARI Théodore. Arrêtés le 27 juillet 1944, ils seront soumis à un long et pénible interrogatoire. Le 29 juillet ils sont conduits à la grotte de Vins et ayant refusé d'indiquer où ont été transportées les armes, ils sont fusillés sur place.
 
 


Vins est ainsi un haut lieu de la Résistance Varoise. Les stèles commémorant le parachutage et l'exécution des quatre martyrs sont là pour rappeler que la libération de la nation française du joug nazi a coûté fort cher en souffrances et en vies.

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